++"Avant tout, décidez si vous êtes pour ou contre la loi sur les criminels potentiels. C'est un sujet très intéressant.
++- Je suis contre ! s'exclama Thomas d'une voix qui avait retrouvé toute sa force.
++- Et moi pour. murmura Étienne en adressant un sourire mauvais à son adversaire.
++- Très bien. Alors nous vous écoutons. Au contre d'avancer ces arguments. Interdiction de couper la parole !" déclara M. Routon.
++Un garçon plutôt rond, assis au premier rang face à Thomas, encouragea ce dernier : "Vas-y Tom, garde ton sang froid." Les deux adolescents se connaissaient bien. Après avoir fait la connaissance de Morgane, Thomas avait rapidement connu les autres criminels potentiels du lycée. Ces derniers ne montraient d'ailleurs aucune différence avec les autres élèves. Le ton que Guillaume avait utiliser pour s'adresser à lui était si calme, si posé et si sûr qu'il avait instantanément redonné courage à Thomas. Il regarda sa petite amie qui paraissait anxieuse, puis Guillaume, M. Routon et se tourna enfin vers Étienne.
++"Les dits criminels potentiels sont des Hommes comme nous : ils naissent, grandissent, aiment, vieillissent et meurent. Il est donc inadmissible qu'ils soient privés du fil vert inséré dans notre main qui nous sert de carte d'identité. En agissant ainsi, nous les excluons même de la race humaine. déclara-t-il fort et clairement.
++- Qui te dit qu'ils sont vraiment humains ? Le fait qu'elle t'aime ? Ce n'est pas suffisant ! Ils mentent, ils tuent, ils volent, ils violent ! Le monde serait plus paisible sans eux. De toute manière ils ne servent pas à grand chose. 80% des crimipos sont au chômage ! déclama Étienne d'une voix puissante."
++La mâchoire de Thomas se crispa, il sentait la balance pencher vers le pour. Les questions rhétoriques et les statistiques avaient crédibilisé tous les arguments adverses. Il devait absolument reprendre l'avantage et ne pas se laisser dominer par les interrogations.
++- Et pourquoi sont-ils au chômage à ton avis Étienne ? Parce qu'ils sont excluent de la société. Parce qu'on ne leur donne pas de seconde chance. Parce que...
++- Ils n'en méritent pas ! coupa Étienne en montant d'un ton.
++- Ne m'interromps pas ! rétorqua Thomas qui sentait la colère l'envahir. Parce qu'on les englobe dans un tout ! Crois-tu que les criminels potentiels nés violeront tous les lois ? Sais-tu pourquoi la punition collective a été interdite à l'époque de nos parents ? Parce que c'était injuste ! On ne punit pas un groupe pour la faute d'un individu ! continua-t-il de plus en plus vite.
++- Bon argument, bonne démarche. déclara M. Routon alors qu'un blanc se créait dans le débat. Etienne ?
++ La criminalité a baissé de 70% depuis 2005. Que réponds-tu à ça ? On ne peut pas ignorer les statistiques.
++- Certes le taux de criminalité a baissé mais ce n'est pas la seule chose. Regarde le nombre d'habitants en France, ce nombre stagne alors que nous sommes en train de vivre un second Baby-Boom. Et jette un ½il sur les gens qui meurent autour de toi de maladies inconnues ! C'est l'½uvre du PF...
++- Objection ! La politique est en revanche un sujet tabou. interrompit le professeur de français. Parole au pour.
++- Les crimipos ne servent à rien. Ils sont dans leur coin, ne se mélangent pas aux personnes normales et sont faibles ! accusa Étienne en regardant Morgane.
++- Ne t'en prends pas à elle ! Sais-tu vraiment ce qu'ils vivent ? Si on peut appeler ça vivre, il survivent. Ils sont jugés à cause des méfaits de leur grands-parents. Ils n'attendent rien de la vie, ils sont ignorés, isolés et repoussés. Chaque jour on les regarde pour des fautes qu'ils n'ont pas commises et chaque jour il est plus difficile de se convaincre qu'ils n'ont rien fait, qu'ils sont innocents ! Tout le monde les méprise et les insulte. Comment veux-tu qu'ils participent dans la société ? Pourtant ils n'ont rien à envier à ceux que tu appelles personnes normales !" finit Thomas en se calmant. Il posa ses yeux sur Morgane, des larmes coulaient sur ses joues rosées. Peut-être en avait-il trop dit. Ce qu'il avait expliqué faisait partie des confidences qu'elle lui confiaient. Il s'en voulait mais n'eut pas le temps de se lamenter car Étienne répliqua :
++"C'est facile pour toi, Thomas le défenseur des crimipos, ça sonne bien non ? Tu pensais la même chose que moi avant de rencontrer ta criminocopine. Mais la connais-tu vraiment ? Qui te dit qu'elle ne te prendra pas par surprise quand tu te seras assoupi ? Son grand-père a attendu que sa maîtresse s'endorme pour lui enfoncer un couteau dans la poitrine.
++- Tais-toi Étienne tu sors du sujet et t'en prends aux personnes. coupa M. Routon.
++- Ce sont des animaux Tom. Ils attendent de se rapprocher de leur proie pour...
++Morgane n'en entendit pas plus. Elle sortit de la classe en pleurant, s'en était trop pour elle, pour cette journée.
++- Stop ! cria le professeur en se levant.
++- Super ! Merci Étienne. On voit que tu es bien renseigné. déclama Thomas d'une voix si faible que seuls les premiers rangs entendirent, puis il se tourna vers son enseignant : Monsieur, quelle autorité ! "
++ Monsieur Routon baissa la tête en avalant son chewing-gum. Étienne lui, souriait d'un air fier. Thomas sortit de la pièce, suivit d'Alex et de deux criminels potentiels.
++Alex n'arrivait pas à rattraper son meilleur ami qui marchait vite.
++"Thomas, attends-moi ! hurla-t-il mais l'adolescent ne se retourna pas. Alex courut et posa la main sur l'épaule de Thomas. Ce dernier la rejeta violemment...
++- Je suis contre ! s'exclama Thomas d'une voix qui avait retrouvé toute sa force.
++- Et moi pour. murmura Étienne en adressant un sourire mauvais à son adversaire.
++- Très bien. Alors nous vous écoutons. Au contre d'avancer ces arguments. Interdiction de couper la parole !" déclara M. Routon.
++Un garçon plutôt rond, assis au premier rang face à Thomas, encouragea ce dernier : "Vas-y Tom, garde ton sang froid." Les deux adolescents se connaissaient bien. Après avoir fait la connaissance de Morgane, Thomas avait rapidement connu les autres criminels potentiels du lycée. Ces derniers ne montraient d'ailleurs aucune différence avec les autres élèves. Le ton que Guillaume avait utiliser pour s'adresser à lui était si calme, si posé et si sûr qu'il avait instantanément redonné courage à Thomas. Il regarda sa petite amie qui paraissait anxieuse, puis Guillaume, M. Routon et se tourna enfin vers Étienne.
++"Les dits criminels potentiels sont des Hommes comme nous : ils naissent, grandissent, aiment, vieillissent et meurent. Il est donc inadmissible qu'ils soient privés du fil vert inséré dans notre main qui nous sert de carte d'identité. En agissant ainsi, nous les excluons même de la race humaine. déclara-t-il fort et clairement.
++- Qui te dit qu'ils sont vraiment humains ? Le fait qu'elle t'aime ? Ce n'est pas suffisant ! Ils mentent, ils tuent, ils volent, ils violent ! Le monde serait plus paisible sans eux. De toute manière ils ne servent pas à grand chose. 80% des crimipos sont au chômage ! déclama Étienne d'une voix puissante."
++La mâchoire de Thomas se crispa, il sentait la balance pencher vers le pour. Les questions rhétoriques et les statistiques avaient crédibilisé tous les arguments adverses. Il devait absolument reprendre l'avantage et ne pas se laisser dominer par les interrogations.
++- Et pourquoi sont-ils au chômage à ton avis Étienne ? Parce qu'ils sont excluent de la société. Parce qu'on ne leur donne pas de seconde chance. Parce que...
++- Ils n'en méritent pas ! coupa Étienne en montant d'un ton.
++- Ne m'interromps pas ! rétorqua Thomas qui sentait la colère l'envahir. Parce qu'on les englobe dans un tout ! Crois-tu que les criminels potentiels nés violeront tous les lois ? Sais-tu pourquoi la punition collective a été interdite à l'époque de nos parents ? Parce que c'était injuste ! On ne punit pas un groupe pour la faute d'un individu ! continua-t-il de plus en plus vite.
++- Bon argument, bonne démarche. déclara M. Routon alors qu'un blanc se créait dans le débat. Etienne ?
++ La criminalité a baissé de 70% depuis 2005. Que réponds-tu à ça ? On ne peut pas ignorer les statistiques.
++- Certes le taux de criminalité a baissé mais ce n'est pas la seule chose. Regarde le nombre d'habitants en France, ce nombre stagne alors que nous sommes en train de vivre un second Baby-Boom. Et jette un ½il sur les gens qui meurent autour de toi de maladies inconnues ! C'est l'½uvre du PF...
++- Objection ! La politique est en revanche un sujet tabou. interrompit le professeur de français. Parole au pour.
++- Les crimipos ne servent à rien. Ils sont dans leur coin, ne se mélangent pas aux personnes normales et sont faibles ! accusa Étienne en regardant Morgane.
++- Ne t'en prends pas à elle ! Sais-tu vraiment ce qu'ils vivent ? Si on peut appeler ça vivre, il survivent. Ils sont jugés à cause des méfaits de leur grands-parents. Ils n'attendent rien de la vie, ils sont ignorés, isolés et repoussés. Chaque jour on les regarde pour des fautes qu'ils n'ont pas commises et chaque jour il est plus difficile de se convaincre qu'ils n'ont rien fait, qu'ils sont innocents ! Tout le monde les méprise et les insulte. Comment veux-tu qu'ils participent dans la société ? Pourtant ils n'ont rien à envier à ceux que tu appelles personnes normales !" finit Thomas en se calmant. Il posa ses yeux sur Morgane, des larmes coulaient sur ses joues rosées. Peut-être en avait-il trop dit. Ce qu'il avait expliqué faisait partie des confidences qu'elle lui confiaient. Il s'en voulait mais n'eut pas le temps de se lamenter car Étienne répliqua :
++"C'est facile pour toi, Thomas le défenseur des crimipos, ça sonne bien non ? Tu pensais la même chose que moi avant de rencontrer ta criminocopine. Mais la connais-tu vraiment ? Qui te dit qu'elle ne te prendra pas par surprise quand tu te seras assoupi ? Son grand-père a attendu que sa maîtresse s'endorme pour lui enfoncer un couteau dans la poitrine.
++- Tais-toi Étienne tu sors du sujet et t'en prends aux personnes. coupa M. Routon.
++- Ce sont des animaux Tom. Ils attendent de se rapprocher de leur proie pour...
++Morgane n'en entendit pas plus. Elle sortit de la classe en pleurant, s'en était trop pour elle, pour cette journée.
++- Stop ! cria le professeur en se levant.
++- Super ! Merci Étienne. On voit que tu es bien renseigné. déclama Thomas d'une voix si faible que seuls les premiers rangs entendirent, puis il se tourna vers son enseignant : Monsieur, quelle autorité ! "
++ Monsieur Routon baissa la tête en avalant son chewing-gum. Étienne lui, souriait d'un air fier. Thomas sortit de la pièce, suivit d'Alex et de deux criminels potentiels.
++Alex n'arrivait pas à rattraper son meilleur ami qui marchait vite.
++"Thomas, attends-moi ! hurla-t-il mais l'adolescent ne se retourna pas. Alex courut et posa la main sur l'épaule de Thomas. Ce dernier la rejeta violemment...